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Le Chêne de Wotan
Adolf Hitler

Je vais parfois par les nuits froides
Au chêne de Wotan planté dans le bois calme
Pour sceller une union par de sombres pouvoirs -
Magie : les runes m'apparaissent à la lueur lunaire !
Et tous ceux dont le jour éclairait l'impudence
Deviennent tout petits devant les mots magiques !
Ils filent droit – mais loin de tresser le bouquet,
Durcissent pétrifiés, devenus stalagmites.
Ainsi les Faux sont-ils triés d'avec les Vrais –
Je me saisis du nid des mots
Puis donne alors aux Bons et Justes,
Par ma formule, grâce et bonheur.
- Adolf Hitler, 1915.

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